FRANCAIS

L'histoire en tant que science et champ d'études est en pleine mutation.
Grâce aux apports constants de l'archéologie, de la génétique, ainsi qu'à la confrontation avec d'autres sciences humaines (anthropologie, sciences sociales) ou "sciences dures" (démographie, biologie, statistiques) ce que l'on pensait acquis sur l'histoire et la généalogie des peuples est constamment enrichi et remis en question.
Ce blog a pour objet d'informer sur certaines découvertes qui modifient (ou pourraient modifier) nos connaissances sur nos ancêtres, des premiers homo sapiens jusqu'à nos grands-pères...


ENGLISH

History as a science and a field of study is undergoing significant changes.
Thanks to the contribution of archaeology, genetics, as well as exchanges with other human sciences (anthropology, social sciences) or "hard sciences" (demography, biology, statistics), historical and genealogical facts that were once considered to be established or "written in stone" are now being questioned, revised and enriched.
The aim of this blog is to inform and discuss current discoveries that modify (or could modify) what we know about our ancestors, from the first homo sapiens to our grandfathers...



mardi 9 juin 2015

La famille Paeldinc/Paelding/Anguille à Ypres du XIIIe au XVe siècle



Article publié dans le numéro "spécial Ypres" de la revue Westhoek, parue le 29 mai 2015

L’histoire de la Flandre médiévale, c’est avant tout l’histoire de ses habitants[1]. Ce rappel du professeur Paul Trio résonne favorablement aux oreilles des généalogistes. Dans le cas de la Flandre médiévale, on peut en effet vite se laisser happer par l’histoire politique tellement mouvementée, oubliant alors que derrière le développement économique, la croissance des villes, l’émergence de libertés communales ou les conflits fratricides entre communes, il y a des individus et au-delà des familles.
Dans la majorité des études prosopographiques concernant l’Europe médiévale, les chercheurs se cantonnent aux familles de la noblesse en raison de la rareté des sources à cette époque pour les autres couches sociales. La Flandre a la chance d’échapper à cette règle commune et de posséder de très riches archives permettant de reconstituer des familles de la bourgeoisie urbaine, parfois jusqu’aux XIe-XIIe siècle, au moment de l’émergence des principales cités flamandes. Bien sur, les archives d’Ypres ont terriblement souffert des destructions dues à la Première Guerre mondiale, mais les travaux effectués par les érudits au XIXe ne sont pas négligeables pour reconstruire le passé de la ville.
Quatre années de cela, je me découvris un lien avec des familles notables de Bruges et Ypres, ayant exercé dans ces deux villes de nombreuses responsabilités municipales. Mais il y a moins d’un an que je décidais de m’atteler sérieusement à la recherche sur ces familles. Après un article sur la famille van Dixmude d’Ypres publié dans “Nord Généalogie” fin 2011, je décidais d’étudier de plus près la famille Paeldinc/Paelding/Anguille d’Ypres.
Pourquoi cette famille? Outre le fait que j’en descends par deux branches différentes, cette famille me semblait exemplaire dans sa trajectoire sociale, tout à fait représentative de l’émergence d’un “patriciat”[2] urbain enrichi grace au commerce et qui se “notabilise” à travers l’exercice de fonctions municipales et religieuses tout au long des XIIIe, mais surtout XIVe et XVe siècles.
Plusieurs chercheurs (parmi lesquels F. Buylaert, J. Dumolyn ou P. Donche) se sont penchés sur des familles dont l’ascension sociale sera couronnée par l’exercice de fonctions d’officiers au service des ducs de Bourgogne, accompagnée généralement d’un anoblissement et de mariages prestigieux[3]. Ce qui m’a parut intéressant dans le parcours des Paeldinc est que, précisément, leur ascension sociale s’arretera avant cette étape clé et restera somme toute essentiellement “localisée” autour d’Ypres et dans ses alentours. Et pourtant l’histoire de cette famille a épousé les grandes heures comme les heures sombres de l’histoire de cette commune. Il me semblait donc tout naturel de vous la présenter plus en détail dans ce numéro spécial de Westhoek info consacré à Ypres.
Je dois cependant préciser que cet article ne peut etre qu’une introduction au sujet et à l’étude de cette famille, et ce pour au moins trois raisons. La première, et la plus importante, est que je ne maìtrise pas le néerlandais. J’ai consulté et fait l’acquisition de nombreuses sources dans cette langue, mais je suis à la merci des contresens que j’aurais pu faire ou, à tout le moins, de ma compréhension très parcellaire des documents analysés. La deuxième raison est que je n’ai pas réussi  à avoir accès à certains documents qui m’auraient été d’une grande utilité, parmi lesquels les thèses d’Els Matthys[4], l’article de Fecheyr sur l’échevinat d’Ypres au XIIIe[5] ou les références tirées du fonds Merghelynck. La troisième raison est que je suis père de deux très jeunes enfants qui ne me laissent que peu de temps libre pour consulter à loisir les sources dont je dispose… J’espère néanmoins pouvoir poser avec cet article les bases d’un travail futur plus détaillé sur la famille Paeldinc et sur le “patriciat” d’Ypres des XIIIe, XIVe et XVe siècles.

L’EMERGENCE

Les sources d’archives parcellaires pour les XIIe et XIIIe siècles ne nous permettent pas de dater précisément l’arrivée de la famille sur le devant de la scène yproise, ni de connaitre avec précision les moteurs de cette émergence. Je me contenterai donc de préciser que Johannes Anguille est le premier de sa famille que l’on retrouve dans les sources existantes sur l’échevinat d’Ypres. Il est en effet échevin en 1238 et on le retrouve (ou son homonyme) en 1245 puis en 1265.
La famille Paeldinc (ou Anguille) a donc fait son entrée dans l’échevinat au moment où Ypres connait son pic de prospérité avec le développement du commerce de draps et de produits textiles plus généralement. Il semble très probable que les Paeldinc fassent partie de ces “wolhandelaren” ou “marchands de laine” enrichis par leur commerce et qui aspirent à exercer des fonctions municipales. Alphonse Vandenpeereboom cite pourtant de facon surprenante la description de la famille Paeldinc donnée par Lambin et Gheldolf  qui précisent qu’ils sont de “modestes” tisserands de draps (“laeken wevers”) dont l’arrivée dans l’échevinage serait la preuve d’une intégration croissante des métiers dans les lieux de pouvoir communaux[6].  On retrouve également une mention de “P. Paelding tisserand échevin de 1294 à 1298” dans un article de 1896 publié par la Bibliothèque de l’école des chartes. Pourtant Vandenpeereboom précise dans sa note de bas de page que les Paeldinc sont certes “de race plèbéienne” mais “enrichis par la draperie”. Une autre source semble plutot confirmer l’hypothèse des marchands drapiers. G. Des Marez cite ainsi plusieurs Jehan Anguille ou Paldinc comme plège, ou témoin comme échevin de diverses lettres de foire. Je me permets de citer ci-dessous la plus éclairante pour notre propos. La lettre 61 du 12/12/1275 précise ainsi que “les 72 livres d’Artois que Simon Paldinc, bourgeois d’Ypres, doit à Boidtac d’Elverdinghe seront acquittés en draps d’ici à l’Ascension. Si le débiteur n’a rien livré encore à cette époque, il devra payer en espèces monnayées à la foire de Provins en mai. Jean Paldinc frère de Simon se porte plège. Un autre Jehan Paldinc échevin d’Ypres est témoin de l’acte”[7]. On constate ainsi qu’en 1275, les Paeldinc étaient présents dans l’échevinat comme dans la bourgeoisie d’Ypres, et que leur commerce de draps les amenait à fréquenter les foires d’Ile de France. Sarah Smolders confirme la trame générale en mentionnant dans sa thèse l’analyse de Fecheyr qui place les Paeldinc parmi les 30 familles ayant dominé l’échevinat yprois entre 1250 et 1280[8].
LA CONSOLIDATION
La place des Paeldinc dans les cercles dirigeants d’Ypres est bien établie à l’orée du XIVe siècle et ils sont probablement associés aux familles du parti “Leliaert” puisque Michel Paeldinc figure parmi les victimes certaines de la défenestration des échevins d’Ypres le 29 novembre 1303.
Mais cet assassinat de 1303 n’a en aucune manière ralenti le processus de renforcement de la position des Paeldinc au premier rang des familles dirigeantes d’Ypres. Les Paeldinc de différentes branches se succéderont à l’échevinat tout au long du XIVe siècle. Les thèses de R. Acke et D. Viaene[9] permettent d’en faire le recensement précis. Mais les Paeldinc ne sont pas des échevins parmi d’autres, ils sont clairement au premier rang d’entre eux. Ils seront à de très nombreuses reprises “procureur” et représentant d’Ypres dans de délicates négociations avec le roi de France, le comte de Flandre ou leurs représentants directs. L’avoué Pierre Anguille mènera ainsi la délégation yproise à la conférence d’Arras avec le roi de France Philippe le Bel le 20 juillet 1313[10], puis il sera de nouveau présent aux discussions du 1er septembre 1316 à Paris avec Philippe le Long, régent de France. Pour l’anecdote, Jean Paelding sera également l’un des deux représentants d’Ypres aux discussions avec le roi d’Angleterre Henry IV au début du XVe siècle et Andries Paelding négociera la libération de l’archiduc Maximilien en 1488…
De manière générale, les intérets de la commune se confondront toujours davantage avec ceux de la famille Paeldinc. Ces derniers gardent toujours en tete la protection de leurs intérets commerciaux, fondation de leur prosperité et donc de leur prestige. On retrouve ainsi Michel Paeldinc comme l’un des quatre représentants d’Ypres se présentant devant le comte de Flandre le 11/01/1373 afin de prier ce dernier de faire respecter par les habitants de Poperinge les décisions prises 40 ans plus tot qui visent à restreindre fortement les droits des drapiers de cette commune. La lutte contre le “tissage rural” a été un combat permanent pour les élites yproises… On retrouve également un Jean (ou Louis, les deux prénoms apparaissent dans les sources) Paeldinc propriétaire de 136 caisses de vin retenues par le roi d’Angleterre Henry IV à l’ile de Wight en 1402[11].
La défense des intérets communaux passe aussi parfois (souvent?) par les armes. On retrouve ainsi André (ou Adrien), neveu du prévot de St Martin d’Ypres Denis Paeldinc, comme l’un des principaux défenseurs lors du siège de la ville par les armées anglaises en 1383[12]. Le loyalisme des Paeldinc envers les comtes de Flandre successifs n’a été que rarement  pris en défaut.
Mais les responsabilités municipales et la poursuite d’activités commerciales ne sont qu’une part, importante certes mais partielle, de la consolidation d’une situation sociale établie. Les Paeldinc  activent également d’autres leviers. Ils participent aux tournois et joutes qui melent au XIVe siècle nobles de naissance et élites enrichies et ambitieuses. Un “chevalier dYpres nommé Michel Anguille” remporte le prix de la fameuse joute de l’Espinette à Lille en 1352, et à son retour bénéficie d’une pièce de vin du Rhin offerte par ses concitoyens[13]. Un autre “Denis Paldincq alias le Borgne” est roi de l’Espinette en 1390[14].
Mais surtout, plusieurs Paeldinc occuperont des positions ecclésiastiques de relief tout au long du XIVe siècle. Francois Paeldinc sera chanoine de St Martin à Ypres puis prévot de Voormezeele de 1354 à 1372. Denis Paeldinc sera pour sa part prévot de St Martin d’Ypres de 1361 jusqu’à sa mort le 13/09/1383[15].
Par ailleurs, un autre Michel Paeldinc (décrit comme originaire d’Ypres) sera bailli de Bergues en 1428 et 1429[16], mais il n’a pas été possible de le relier au tronc principal des Paeldinc d’Ypres.
 La poursuite d’études supérieures pour certains membres de la famille sera un autre moyen d’acquérir une expertise technique et une réputation ensuite valorisée sur la scène yproise.  Pieter Paeldinc fut, semble-t-il, étudiant à Paris à la fin du XIIIe siècle. Je n’ai malheureusement pu avoir accès à la source qui me permettrait d’apporter plus de détails sur le personnage[17]. On a en revanche davantage d’informations sur un autre membre de cette famille, Michel Paeldinc, qui obtint son doctorat en droit civil à Pavie (Italie) en 1438. Un article passionnant du professeur Paolo Rosso[18], analyse le discours prononcé par Catone Sacco dans la cathédrale de Pavie, en présence de toutes les principales autorités communales, le 14 décembre 1438 pour rendre hommage à son étudiant, Michel Paeldinc d’Ypres, à l’occasion de la remise de son diplome. Ce discours est intéressant à plus d’un titre: retracant le parcours de son élève, on y apprend que Michel, passé par l’Université de Paris[19], a obtenu à l’Université de Louvain un baccalauréat puis le grade de Magister en 1432. L’autre aspect intéressant pour notre propos est le fait que le maitre présente son élève comme membre d’une éminente famille noble d’Ypres, dont il fait remonter la généalogie au roi burgonde Gundebad qui régnait en 472! Au delà de la figure rhétorique qui permet à Sacco de disserter sur ceux dont “la noblesse dans l’action est à la hauteur de la noblesse de naissance”, il est éclairant de noter que Paeldinc a laissé entendre ou à tout le moins laissé dire qu’il provenait de famille noble. Or, si l’on prend l’ouvrage de référence de F. Buylaert[20], on constate que Michel Paeldinc n’avait pas entièrement tort de laisser dire. “De adel ingelijst” révèle en effet qu’ “Andrieu Palinc et Louys Paling” étaient écuyers en 1410, que Georges Paeldinck d’Ypres l’était en 1437, et surtout que Catherine Vrete, veuve du magister Michel Paeldinc, détentrice d’un fief en 1475 dans la chatellenie de Lille, est expressément  qualifiée de “noble”. Simplement, Michel Paeldinc avait omis de préciser que son anoblissement était tout ce qu’il y a de plus récent et consacrait un processus classique d’affirmation sociale au XVe, bien analysé par Jan Dumolyn et Frederik Buylaert[21].

LES LIMITES DE L’ASCENSION SOCIALE

Un paramètre de ce processus multiforme de consolidation du statut social manque au tableau. A de rares exceptions près, concernant surtout les femmes de la famille (ainsi les alliances à deux générations d’intervalle avec Louis van Dixmude et son grand père Denis van Dixmude, un mariage entre Denise Paelding et Georges Belle seigneur de Boezinghe en 1448, ou le mariage d’Anastasie Paeldinc, fille du magister Michel, avec Jacques de Landas), les Paeldinc ne semblent pas avoir intégré durablement les réseaux familiaux des familles les plus importantes d’Ypres et l’on ne trouve pas d’alliance prestigieuse les concernant tout au long des XIVe et XVe siècles. Par exemple, l’échevin Michel Paeldinc, défenestré en 1303,  avait épousé Avezoete Brun (ou Brune). Les Brun figurent au premier rang des tisserands et les membres de cette famille seront parmi les premiers des métiers à intégrer l’échevinat, mais ils n’ont cependant jamais appartenu aux familles les plus prestigieuses du patriciat yprois. 
Peut-etre a-t-on là une des clés pour expliquer le fait que les Paeldinc n’ont pas franchi le dernier échelon de l’ascension sociale, celui qui aurait du leur permettre d’exercer des responsabilités d’officiers ducaux, source la plus sure de prestige et d’enrichissement. En n’intégrant pas par mariage les premiers rangs de l’élite yproise, et plus largement régionale, les Paeldinc se privaient du réseau de solidarité familiale et sociale nécessaire pour ce type de promotion. Notons également que le magister Michel, qui semblait le plus à meme d’exercer ce type de responsabilité et de projeter sa famille en dehors du cadre strict d’Ypres, est décédé très jeune (onze ans à peine après l’obtention de son doctorat) ce qui ne lui a pas donné le temps de consolider son nouveau statut social et d’assurer le prestige et la position future de sa famille au travers de fils ou de gendres.
Les Paeldinc demeureront donc une famille notable d’Ypres, collectionnant les responsabilités municipales, et dont certains membres anoblis feront des alliances honorables. Mais tout cela ne leur permettra pas pour autant de rejoindre les cercles émergents d’une élite régionale consolidant son pouvoir au travers du service des ducs de Bourgogne.
Il n’en demeure pas moins que la trajectoire de cette famille est intéressante en ce qu’elle épouse l’histoire de la Flandre de la fin du Moyen Age et, comme le mentionnait P. Trio, étudier ces familles de l’élite urbaine, c’est aussi approfondir notre connaissance de la Flandre de cette époque.
Il nous reste maintenant à brosser une esquisse d’une descendance Paeldinc à Ypres, avec les limites inhérentes aux trous de la documentation qui fragilisent les filiations continues. Se rajoutent à cela de nombreuses homonymies (deux Jooris Paeldinc, l’un fils d’André, l’autre fils de Michel, échevins à la meme période, trois générations successives d’André ou de Michel…). Cet arbrisseau est donc à prendre comme un “work in progress” dont les sources principales sont entre parenthèses ci-dessous. Le document essentiel pour reconstituer cette descendance, notamment pour la reconstruction de la branche des “André” et de celle des “Michel”, est la thèse de S. Bossuyt[22].

1. Pierre PAELDINC +p1303 x Avezoete BRUNE drapière +p1303 (article “Une famille de drapiers flamands. Les Brune bourgeois d’Ypres” dans les Tablettes des Flandres. Tome 2). La seule source trouvée jusqu’à maintenant mentionnant la filiation entre Pierre et ses fils est  “Bruges et le Franc” de Gailliard
1.1. Pierre avoué d'Ypres (1313-1321) très probablement celui qui participe à la Conférence d'Arras de 1313
1.2. Michel. échevin défenestré le 29/11/1303
1.1.1. André (ou Adrien) probablement x N... TAYSPERS  et probablement celui +09/11/1363 (Bossuyt)
1.2.1. N....(serait le chainon manquant avec la succession des Michel…)

1.1.1.1.André +01/10/1420 x1 Marie RUGGEVOET  x2 Marie van LOO (Bossuyt)
1.1.1.2. Denis, prévôt de St Martin à Ypres +13/09/1383 (voir Feys et Nelis op cit)
1.1.1.3. François
1.1.1.4. Catherine xa1346 Denis van DIXMUDE (date pour le marriage tirée de l’article du baron Bonaert sur les de Wulf d’Ypres)
1.2.1.1. Michel x Anne van STEENVOORDE (est-ce celui qui revient avec un prix de la joute de l'Espinette en 1352?)
1.1.1.1.1. (du 1er mariage) André né 1350 (âgé de 57a en 1407 voir Feys et Nelis) +04/06/1417 Seigneur de Crommenhelst à Vlamertinge x Alleene de WITTE. C’est celui qui défendit Ypres en 1383
1.1.1.1.2. (du 1er mariage) Jan +03/05/1424 x Claire van BECELAERE
1.1.1.1.3. (du 2e mariage)  Jooris +08/12/1478 X Hélène de RYCKE
1.2.1.1.1. Michel +1440 x Anne REUBELIN (Bossuyt)
1.1.1.1.1.1. Denise +01/01/1459 x1 Wauthier CROESELIN  x2 Jooris BELLE, seigneur de Boezinghe
probablement 1.1.1.1.1.2. Marie x Godschalk van VOLMERBEKE
1.1.1.1.3.1. Jooris x Marguerite POITIERS (x2 Jérôme WYTS)
1.2.1.1.1.1. Michel, magister, +1449 (Bossuyt) x Catherine VRETE, héritière de Heule (x2 1455 Jacques Vergeloo)
1.1.1.1.3.1.1. Jeanne x Jaspart van der GRACHT
1.2.1.1.1.1.1. Anastasie xca1480 Jacques de LANDAS, seigneur de Corbion
1.2.1.1.1.1.2. Jeanne x1 1463 Hector WYTS  x2 1483 Guillaume van den HOUTTE
1.2.1.1.1.1.3. (fils naturel)  Louis ou Eloi x Christine de VOS (Bossuyt)
probablement 1.2.1.1.1.1.4. Jooris fils de Michel, échevin en 1447 (ou alors serait le fils de Michel x Anne Reubelin)
1.2.1.1.1.1.3.1. Claire +30/01/1478 x Louis van DIXMUDE
1.2.1.1.1.1.3.2. Christine x Jacob BRYDE

Plusieurs individus n’ont pu etre reliés à cet arbre, dont le Denis Paldincq roi de l’Espinette en 1390. Par ailleurs, on connait l’existence d’un petit-fils d’André Paeldinc +1363 prénommé Colart qui a une fille Jeanne x Guidolphe REYPHINS. Colart pourrait etre fils de André ou Francois.
Tous les ajouts, corrections ou commentaires seront bienvenus.


Je tiens à remercier chaleureusement R. Acke et D. Viaene pour l’envoi de leurs thèses respectives, ainsi que le professeur Paul Trio pour l’envoi de ses publications en anglais, dont l’article sur les possibilités prosopographiques à Ypres pour le XIIIe siècle.

 Antoine Barbry



[1] In Paul Trio “Genealogy, heraldry and prosopography. Research possibilities for 13th century Ypres?”. Genealogica et Heraldica. Handelingen van het XXVI international congres voor genealolgische en heraldische wetenschappen. 2006
[2] Je suis au fait du flou entourant la définition précise de ce terme, pourtant omniprésent dans l’historiographie des Pays Bas et de la Flandre à la fin du Moyen Age, mais je l’utiliserai ici par commodité comme synonyme d’élite urbaine investie dans les cercles du pouvoir communal
[3] La famille de Baenst notamment a été étudiée de près par P. Donche, et dans une moindre mesure par F. Buylaert
[4] Els Matthys. “Onlusten te leper in 1303 en 1304. De rol van een interne stedelijke opstand in het democratiseringsproces van een grote Vlaamse industriestad”. Leuven. 1999
[5] S. Fecheyr. « Het Stadspatriciaat te Ieper in de 13e eeuw », in Mus and van Houtte, Prisma Ieper. 1974
[6] Alphonse Vandenpeereboom “Ypriana. Notices, études, notes et documents sur Ypres. Tome 4: du mouvement communal à Ypres. Esquisses historiques”. Bruges. 1880
[7] G. Des Marez “La lettre de foire à Ypres au XIIIe siècle”. Bruxelles. 1901
[8] Sarah Smolders “De opstand in Vlaanderen van 1323 tot 1328 vanuits Iepers perspectief”. Leuven. 2001
[9] R. Acke “De schepenbank van Ieper 1300-1330”. Leuven. 1986  et D. Viaene “De drang naar de macht. Een prosopografische analyse van de Ieperse stadsmagistraat 1328-1383”. Leuven. 2003
[10] Georges Minois “Philippe le Bel”. Editions Perrin. 2014
[11] Stephen Pistono “Henry IV and the Vier Leden: conflict in anglo-flemish relations  1402-1403” in Revue belge de philologie et d’histoire. Volume 54. 1976
[12] Diegerick “Une page de l’histoire d’Ypres 1379-1384”. Ypres. 1862. Selon l’auteur une charte du 17/12/1383 de Charles VI cite André Paeldinc, “entre tous les bourgeois d’Ypres, comme celui qui montra le plus de courage en repoussant les Anglais”.
[13] Jean Jacques Lambin “Revue succinte de quelques comptes de la ville d’Ypres des 13e, 14e et 15e siècles”. Ypres. 1829
[14] Voir ses armoiries au début de l’article, tirées des images mises en ligne par la Bibliothèque municipale de Lille. Je remercie Christophe Yernaux pour m’avoir procuré cette information et l’image des armoiries.
[15] Pour plus d’informations sur Francois et Denis Paelding, consulter Feys et Nelis “Les cartulaires de la prévoté de Saint Martin à Ypres” tome 1. Bruges. 1884
[16][16] Voir Annales du Comité flamand volumes 11 à 12. 1873
[17] Paul Trio “Het testament van de Ieperling Pieter Paelding (1306). Een nieuw licht op de oorsprong van de Ieperse OLV-broederschap van studenten van Parijs. Wevend aan het verleden” Liber Amicorum O. Mus. Veurne. 1992
[18]P. Rosso “Retorica e peregrination academica. L’orazione di Catone Sacco per la laurea in diritto civile di Michael Paelding all’Universita di Pavia” in Strack et Knodler “Diversitat und Rhetorik in Mittelalter und Renaissance”. 2011
[19] Paolo Rosso précise qu’il n’a pas été possible de retrouver dans les sources d’autres preuves de ce passage par l’Université de Paris que cette mention dans le discours de Catone Sacco
[20] F. Buylaert “Repertorium van de Vlaamse adel”. Gent. Academia Press. 2011
[21] Voir par exemple F. Buylaert “La noblesse urbaine à Bruges (1363-1563): naissance d’un nouveau groupe social?” in Th. Dutour “les nobles et la ville dans l’espace francophone XIIe-XVIe siècles”. Paris. 2010
[22] S. Bossuyt “Rijke Stinkerds. Editie en analyse van middeleeuwse grafinscripties te Ieper. 1118-1566”. Leuven. 2000


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire